ثانوية القدس التأهيلية بالشماعية ..انتقادات لادعة بخصوص منع مدير المؤسسة عرض فيلم "المصير"


موقع المنار توداي ..18/01/2018/..طارق قطار..
نشرت جريدة "أخبار اليوم" مقالا بقلم الصحفي المعروف جمال بدومة تحت عنوان " محنة ابن رشد في الشماعية" وذلك على إثر منع مدير ثانوية القدس بالشماعية من عرض فيلم "المصير" للمخرج الراحل يوسف شاهين. ولعل الأخ جمال بدومة يجهل أن الشماعية والثقافة في حالة تنافي وأن معالم ثقافية من قبيل سبخة زيمة ودار الثقافة ومدرسة الأمراء قد تم إقبارها من طرف المسؤولين المحليين فلا عجب إذن إن زاد السيد مدير ثانوية القدس في محنة ابن رشد وكرس الجهل والكلخ.

واللافت أن جريدة "تيل كيل" الصادرة بالبيضاء بالفرنسية قد تناولت بالتحليل مقال جمال بندومة وأعطت لحادث منع فيلم يوسف شاهين  المؤسف صدى واسعا لذا قراءها

A Echemmaïa, censure d'un film de Youssef Chahine jugé "indécent" et attentatoire à la "pudeur"


Alors que le célèbre film égyptien "Le Destin" de Youssef Chahine devait être projeté au lycée d'Echemmaïa, le directeur de l'établissement a préféré le remplacer par un film marocain, par "respect de la pudeur".
Dans sa chronique parue dans l'édition du mardi 16 janvier du quotidien Akhbar Al Yaoum, le journaliste Jamal Boudouma relate "le sort tragique d'Ibn Rochd (Averroès, NDLR) à Echemmaïa". Cette petite localité de 24.000 habitants, située à 92 kilomètres de Marrakech dans la province de Youssoufia, "a été la scène de la détresse du philosophe andalou, 9 siècles après l'autodafé de ses livres à Cordoue".
Passée la figure de style, Jamal Boudouma raconte que "la projection du 'Destin', le biopic sur la vie d'Averroès réalisé par l'Égyptien Youssef Chahine, a été censurée par un directeur de lycée". Celui-ci aurait estimé que "le film n'est pas conforme aux spécificités de la région". Le chroniqueur s'interroge sur les "spécificités de ladite région, si ce n'est les oliviers et l'élevage des ovins".
"Le Destin" avorté
Contacté par nos soins, Mohamed Youssefi, directeur provincial de l'Éducation nationale, a d'abord qualifié les faits relayés dans la chronique de "surdimensionnés", avant de nous livrer sa propre version de l'histoire. L'action prend place au  lycée Al Qods, où l'association Fadwa Touqan a demandé, dans le cadre de son partenariat avec le ciné-club, de projeter le film "Le Destin" aux jeunes de l'établissement. Une semaine avant l'évènement, le directeur du lycée a proposé au président de l'association de soumettre le film au visionnage du Conseil pédagogique de l'établissement.
"Cela ne pose aucun problème, puisque l'une des attributions du Conseil consiste à rendre son avis sur les activités organisées au profit des lycéens", relève Mohamed Youssefi. Ce dernier nous affirme au passage "avoir regardé le film plusieurs fois et n'y avoir rien repéré de problématique".
Entre-temps, l'association ayant vu dans cette procédure un ralentissement bureaucratique de l'initiative, décide sur aval du directeur de l'établissement de remplacer "Le Destin" par un film marocain, en l'occurrence "Majid" du réalisateur Nassim Abbassi.
"Des scènes indécentes" dans le film ?
Mais pour quelle raison le directeur de l'établissement s'est-il opposé à la projection de ce film, récompensé par le jury du Festival de Cannes, lors de son 50e anniversaire en 1997 ? "J'ai expliqué au président de l'association qu'il était préférable de passer le film marocain plutôt que 'Le Destin', car celui-ci comportait des scènes indécentes et hostiles à la pudeur publique", explique-t-il, ajoutant qu'"il était plus souhaitable de proposer à nos écoliers un produit local joué par des acteurs marocains".
Jamal Boudouma s'est désolé du comportement de "cet homme qui a pratiqué la censure et la prohibition dans un établissement du ministère de l'Éducation nationale", affirmant que "son cas n'est pas isolé, les lycées marocains regorgeant de personnes spécialisées dans la prolifération de l'ignorance et l'expiation". En tout cas, le directeur provincial de l'Éducation nationale nous a promis qu'il "veillerait à ce que 'Le Destin' soit bientôt visionné au lycée".







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